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vendredi 29 octobre 2021

Avec Kryll.io, automatisez vos stratégies de crypto trading

Dans notre article Félicitations à nos start-ups azuréennes et monégasques qui ont brillé au Village Francophone de Viva Technology, nous vous avons rapidement présenté les quinze start-ups qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous européen de la Tech.

Cette semaine, nous vous présentons Cryptense, lauréate du concours des “meilleures solutions Blockchain”. Avec Kryll.io, sa plateforme de crypto trading pour débutants et confirmés, la start-up azuréenne automatise vos stratégies de placements sur les marchés. Rencontre avec Luca BENEVOLO, CEO et co-fondateur.


Kryll.io

“Don’t trade your life away”


Avec près de 6 500 monnaies virtuelles recensées en 2021 et des fluctuations à la micro-seconde, “crypto trader” peut vite s'avérer “aliénant” même pour des traders confirmés. Une réalité à laquelle Luca s'est retrouvé confronté en 2017.

“Il s'agit de marchés très volatiles qui peuvent changer à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Si on n'est pas à l'affût 24/7, il est facile de rater des occasions ou de voir fondre ses fonds. On peut rapidement devenir fou”

Avec quelques amis, il fait alors le constat qu'il n'existe aucune solution « accessible » permettant aux traders (amateurs ou non) de créer simplement leurs tâches automatisées, qu'il s'agisse d'actions d'entrée/sortie du marché, de simples alertes ou de notifications. De ces constatations est né le projet Kryll.io.

“Au départ, l'idée était surtout de pouvoir nous accorder un peu de temps, pour nous et nos familles. Très vite, on a souhaité le mettre à disposition pour soulager également toute la communauté.”

source (https://www.bfmtv.com/)


Une première ICO de 3,5 Millions en 2018


Convaincus de l'intérêt grand public, l’équipe lance en 2018 une ICO (une sorte de crowdfunding sur la Blockchain).

“Sans de solides compétences en développement ou beaucoup d'argent pour louer / acheter des robots de trading (souvent fournis sous forme de solutions complexes de type boîte noire), trader pouvait ressembler à un vrai calvaire. Avec Kryll.io, nous sommes persuadés qu'on peut faire bouger les choses.”

Très vite, ils récoltent l’équivalent de 3,5 millions de dollars de la part de 4.500 investisseurs. Le tout via leur propre monnaie, le Kryll ! Pourtant, tout n'a pas été aussi simple.


“Les relations avec les banques, afin notamment de transférer les crypto-monnaies en monnaie fiduciaire (euro) après notre ICO, ont été délicates. Mais nous avons réussi à trouver une solution avec des institutions bancaires internationales crypto-ouvertes”



Au cœur de la solution : un éditeur de stratégie “Drag'n Drop“


Grâce à sa technologie brevetée Wysiwyt™ (What You See Is What You Trade), la plateforme permet aux utilisateurs de créer des stratégies de trading automatisées, basiques ou avancées, sans aucune compétence en codage.


Parmi les fonctionnalités : des opérateurs logiques, des indicateurs de marché, des déclencheurs variés, des analyses techniques améliorées, des blocs d'analyse de sentiments, des prédicteurs fondés sur l'apprentissage profond et des capacités massives de Back Testing.

"L'utilisateur peut construire sa stratégie, la tester et l’améliorer de manière entièrement gratuite. Nous sommes les seuls au monde à proposer ce service !"

Si l'éditeur est gratuit, l'utilisateur devra tout de même compter sur une commission d'1% du capital investi pour valider et mettre en ligne sa stratégie.

“Cela sert à financer nos infrastructures et notre plateforme.”
source image (https://conseilscrypto.com/cest-quoi-kryll/amp/)


Déjà 2.7 milliards de dollars tradés sur la Marketplace


A l’instar des autres plateformes du marché, la start-up a développé une Marketplace de location de robots (algorithme) de trading, le tout payable en Kryll (token = KRL).

“Nous avons conçu cela pour mettre en relation des professionnels avec des personnes qui ne connaissent rien au trading ou ne souhaitent tout simplement pas passer votre temps à créer leurs stratégies.”

Sur le site, plus de 200 stratégies sont disponibles à la location, en plusieurs langues et pour différents types de cryptomonnaies. Les auteurs sont rémunérés par Kryll d’un pourcentage sur le chiffre généré de leurs affiliés qui utilisent leurs stratégies.

“On vient de passer la barre des 2.7 milliard de dollars tradés sur Kryll.io, c'est juste énorme pour une jeune entreprise française comme la nôtre !”
source image (https://kryll.io)


“Ubériser” le marché d'ici 3 à 5 ans


“Jusqu'à présent, la politique de communication que nous avons mise en place en France, en Espagne et dans d’autres pays d’Europe s'est traduite par des KPI très convaincants : une croissance mensuelle de 30 % de notre volume d'échanges, une transformation de 21,9 % (gratuit > payant) et une rétention des utilisateurs de 82 % sur la dernière année”

Déjà leader sur le marché français, la société entend poursuivre sa croissance à l'international,  surtout sur les marchés asiatiques et nord-américains. Objectifs affichés : dépasser les 100 M$ de revenus et 100 Mrd$ tradés d'ici 3 ans.


Dans cette optique, plusieurs projets sont actuellement en cours :

  • A court terme : déploiement de ses solutions sur les Crypto futures pour permettre le trading des crypto-monnaies à levier x5, x10, x20.

  • Début 2022 : déploiement sur le FOREX et le marché boursier traditionnel

  • Courant 2022 : signature de plusieurs partenariats avec des entreprises d’échanges en Amérique du Nord


source image (https://cnews.fr)


Propos recueillis par BaptisteChefdeville 


mercredi 6 octobre 2021

Avec OGHJI, transformez votre vieux tableau électrique en objet design, digital et écoresponsable


Dans notre article Félicitations à nos start-ups azuréennes et monégasques qui ont brillé au Village Francophone de Viva Technology, nous vous avons rapidement présenté les quinze start-up qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous européen de la Tech.

Cette semaine, nous présentons OGHJI, lauréate du concours des meilleures solutions "Smart Building". Rencontre avec Pierre Fourlinnie, le fondateur.


Révolutionner les tableaux électriques

On ne va pas se mentir ! Nos tableaux électriques actuels ne sont ni esthétiques ni pratiques. Pas étonnant qu’ils soient souvent cachés à la vue de tous. Il faut dire que le design et la technologie sous-jacente - des disjoncteurs mécaniques - n’ont pratiquement pas évolués depuis les années 70.

Pierre Fourlinnie a décidé de s’attaquer au problème. Son idée : conjuguer ses compétences en informatique et électromécanique pour remplacer les disjoncteurs par un écran tactile et connecté.

Créé en mai 2018, OGHJI intègre l’accélérateur “MonacoTech” en 2019 et reçoit le soutien financier de BPI FRANCE pour lancer son premier prototype.

“Ce prototype nous a permis de signer une lettre d’intention avec Enedis-D pour un partenariat commercial et de procéder à une levée de fonds de 200K avec OPHA Invest.“

Ce n’est pas tout ! En 2021, la start-up reçoit le label Capenergies ainsi que le prix “coup de cœur de l'innovation” lors du Moniteur Innovation Day. Et l’histoire ne fait que commencer…

Réduire son empreinte énergétique à domicile

Bien plus qu’un tableau de protection électrique, OGHJI est une solution SMARTHOME, truffée de fonctionnalités, pour gérer et piloter sa consommation électrique, depuis une interface tactile ou une application mobile.

On citera notamment : l’analyse détaillée en temps réel et prédictive de vos consommations “usages par usages”, les alertes en cas de défauts électriques ou de pics de consommations inhabituels ainsi que différents modes de programmation éco-responsables : jour/nuit et vacances/présence. L’application peut même vous prévenir lorsque votre four est resté allumé. Fini le stress en vacances !

OGHJI s'inscrit dans cette révolution numérique et s’adresse à une nouvelle génération d’utilisateurs connectés et écoresponsables. Notre solution permet une diminution que nous estimons de l'ordre de 15 à 20 %.”

Quant à l’installation, la start-up l’a voulue extrêmement simple : OGHJI se branche à la place du tableau électrique, entre votre disjoncteur général et vos différents circuits électriques.​

Optimiser les flux et ressources électriques du territoire

Grâce à sa connectivité, OGHJI a été également conçu pour s’interfacer avec des tiers (fournisseurs d’énergies ou opérateurs de réseaux). Objectif : optimiser les flux et ressources électriques à l'échelle du territoire (programmes SMART GRID et SMART CITY)

Au quotidien, le système pourra ainsi analyser les données (anonymes) de consommation en temps réel, repérer des pics momentanés et prioriser le recours à des sources d’énergies renouvelables en fonction de la météo. Un avantage pour suivre et adapter la consommation globale d’un écoquartier (par exemple en chauffage) ou encore pour ajuster de nouveaux programmes de SmartBuilding.

Enfin, en cas de panne ou de forte demande sur le réseau, OGHJI donnera la priorité aux objets électriques essentiels (comme un frigo) en déconnectant les circuits de basse priorité des usagers (comme un chauffe-eau). Un programme moins contraignant que certains tarifs réglementés qui demandent de la part de l'usager un effort particulier d'organisation et de sobriété.

“Cet aspect intéresse particulièrement les fournisseurs d’électricité, notamment pour pallier les risques de coupures d'électricité lors de pics de consommation en hiver.”

Une nouvelle levée de fonds avant le lancement commercial

Forte d’un premier prototype, la start-up se concentre pour l’heure sur l’amélioration technique de la solution grâce aux retours d’experts : électriciens partenaires et conseillers en normalisation.

OGHJI est encore en phase d’amorçage. Notre première offre sera le tableau électrique intelligent.”

Prochaine étape : la certification du tableau, suivie du lancement commercial pour lequel une nouvelle levée de fonds en seed de 500K sera nécessaire.

“Nous souhaitons qu’OGHJI devienne une référence dans les secteurs de l’électricité et de la construction en tant que tableau électrique intelligent - digital et connecté -, subventionné par les gouvernements et plébiscité par les fournisseurs énergétiques.”

Monaco et la France avant les USA

Dans cette course à la croissance, l’équipe compte d’abord se focaliser sur la France et Monaco, à travers les réseaux de distribution de matériel électrique habituels.

“Il sera proposé systématiquement par les professionnels de l’électricité et de la rénovation énergétique avec un positionnement tarifaire très compétitif.”

Mais la start-up ne cache pas ses ambitions internationales.

“Lors de notre participation à Viva Technology avec MyGlobalVillage, nous avons été contactés par le dirigeant de the Wave accelerated business momentum, un soft lander pour les entreprises désirant s’implanter en Amérique du Nord. Bien que prématuré à date, nous ne manquerons pas d’y faire appel lors de notre future expansion.”

Propos recueillis par BaptisteChefdeville 

mercredi 29 septembre 2021

FAIR VISION : la vision par ordinateur et l’Intelligence Artificielle à destination du football amateur.

Dans notre article Félicitations à nos startups azuréennes et monégasques qui ont brillé au Village Francophone de VivaTech, nous vous avons rapidement présenté les quinze startup qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous européen de la Tech.

Cette semaine, nous présentons FAIR VISION, lauréate du concours des meilleures solutions Sportech avec ses innovations numériques et photovoltaïques pour le suivi et l'analyse du sport en compétition. Rencontre avec Jean-Michel Felderhoff, le fondateur.

Le dispositif FAIR CAM

Avec FAIR VISION, la Côte d'Azur entre dans le game !

La Foot Tech française a décidément le vent en poupe ! A l’instar des startups SportsDynamics, SkillCorner et Goaltime, spécialisées en solution d’analyse de données par analyse d’images ou capteurs, la Niçoise FAIR VISION entend elle aussi percer le “game”. Son atout : FAIR CAM, un système breveté multi-technologies, multifonctions, très simple à déployer de manière permanente et tout à fait abordable. 

"Notre atout majeur est de maîtriser la totalité de la chaîne de valeur: de la captation vidéo automatique en 4K à la diffusion sur notre plateforme OTT, en passant par le traitement de nos images par Deep Learning…et le tout sans avoir à tirer le moindre câble !"

Un produit simple d'utilisation  

À la base du produit, un système de captation vidéo multi-caméras wireless pour filmer automatiquement les matchs et les retransmettre sur une plateforme de streaming. 

“Plusieurs configurations de caméras peuvent être installées pour chaque terrain et le système est autosuffisant. Il a été conçu pour être autonome énergétiquement grâce à son alimentation photovoltaïque. Techniquement, c’est très astucieux. En moins de deux jours, on met les caméras en place et vous n’avez plus rien à faire. Les travaux sont mineurs car le dispositif se fixe définitivement sur n’importe quel point haut et on ne tire aucun câble."

La plateforme diffuse les vidéos sous plusieurs formats dont des résumés automatiques des matchs exactement comme à la Télé. Une option “Clip” permet la génération instantanée de petites vidéos à partager via les réseaux sociaux. Mieux encore, la palette graphique permet de dessiner sur image arrêtée pour un travail tactique digne des meilleurs analystes.


Des outils professionnels de pointe


Et la solution ne s'arrête pas là ! Grâce à des réseaux de neurones développés in vitro, FAIR VISION est en capacité de générer automatiquement des mesures de performance: Heat Map, ballons touchés, récupérés ou perdus, possessions, kilomètres parcourus ou vitesse des sprints, autant de données que l’entreprise azuréenne est en mesure de fournir.

“Notre solution répond à la demande des centaines de milliers de sportifs et de leur écosystème qui rêvent d’avoir le loisir de voir et revoir leurs matchs en images. Elles répondent également au souhait des clubs et des Centres de formation de disposer d’outils vidéo et pédagogiques modernes, simples à utiliser et peu coûteux, exactement comme dans les clubs les plus prestigieux.”

Associé au système NICECAM, une solution complémentaire dérivée de la même technologie, qui permet à un coach de piloter une caméra depuis le terrain, de filmer et de montrer les images en direct à ses joueurs, lors d’un entraînement par exemple, FAIR VISION entend donner accès à de véritables outils destinés à l’amélioration de la performance.


Vers une seconde levée de fonds


Objectifs annoncés : équiper une cinquantaine de stades d’ici 2023. Pour l’heure, la startup est ravie de la reprise des championnats régionaux afin d’alimenter leur plateforme OTT disponible en mode freemium/premium.

“Avec l’arrêt des championnats en 2020, nous avons dû faire preuve de beaucoup de résilience. Grâce au soutien de la BPI, de la Région Sud et d’acteurs comme l’INRIA, nous en avons profité pour peaufiner nos algorithmes, notre application et développer un nouveau produit qui est désormais commercialisé.”

Mais la startup n’entend pas s'arrêter là !

“D’ici 3 à 5 ans, nous souhaitons nous développer à l’international et proposer nos services à d’autres sports comme le rugby, le hockey, l’équitation ou pourquoi pas le golf.

Pour ce faire, FAIR VISION prépare d’ores et déjà sa seconde levée de fonds. Les fonds lui permettront de doubler les équipes sous deux ans pour renforcer les forces de ventes (de gros partenariats stratégiques en prévision) et développer de nouveaux algorithmes.

“Nous travaillons d’ores et déjà au développement d’un nouveau système qui complètera notre gamme et permettra de retransmettre des images réalisées en quasi-direct quel que soient le réseau et la configuration du stade.” 

Propos recueillis par Baptiste Chefdeville

La team FAIR VISION

mardi 7 septembre 2021

Carimmat : la première application de rencontre entre automobilistes

Dans notre article, Félicitations à nos startups azuréennes et monégasques qui ont brillé au Village Francophone de VivaTech, nous vous avons rapidement présenté les quinze startup qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous européen de la Tech.

Cette semaine, nous présentons Carimmat, lauréate du concours les meilleurs solutions de mobilité.

La startup niçoise développe une application de rencontre… grâce à votre plaque d’immatriculation. Rencontre avec Tristan Berguer, son fondateur, véritable serial entrepreneur. 

A l’instar du parisien Happn, Carimmat mise sur les rencontres fortuites


Comment entrer en contact avec un automobiliste qui vient de vous “taper dans l'œil” alors même que vous êtes bloqué en plein bouchon ou à un feu rouge ?  Écrire son numéro sur la vitre, sortir de sa voiture pour toquer à sa portière ? 


Un dilemme qui fait sourire, et qui pourtant est à l’origine d’une nouvelle startup française très prometteuse sur un marché en plein boom : celui des applications de rencontres amoureuses.

“En 2016, dans les bouchons après une grosse journée de réunion, j’ai été attiré par une conductrice. J’avais très envie de l’aborder mais peur de paraître “lourd”. Inconsciemment, j’ai noté sa plaque d’immatriculation. En rentrant chez moi, j’ai tenté de découvrir son identité et constaté qu’énormément de personnes avait déjà été dans ce cas de figure“ 

Rencontrer l’âme sœur sans être à côté de la plaque


Le besoin, identifié, l’intérêt client validé, Tristan mettra quelques mois à concrétiser le projet. À l’automne 2019, Carimmat est officiellement disponible sur les plateformes de téléchargement. 

"A l’ère du digital où tout le monde cherche de nouveaux moyens d’entrer en contact” -  sans oser la prise de risque - “ je me suis dit que ce serait une bonne idée de développer une application qui permet de contacter les utilisateurs qu'on a croisés sur la route.” 

L'utilisation est simple : il vous suffit d'entrer le numéro de plaque de la personne que vous avez croisée. Si celle-ci est inscrite sur Carimmat et que sa plaque est renseignée (renseignement facultatif lors de l’inscription), elle reçoit une notification. Libre à elle de vous répondre. Dans le cas contraire, elle recevra votre notification lors de son inscription. À noter qu'aucune information sensible (prénom, localisation…)  n’est transmise sur la plateforme.


Au-delà des rencontres amoureuses, de multiples cas d’usages


Si l’application a pour vocation de faciliter les rencontres amoureuses, ou amicales, les potentialités sont énormes : un objet tombe d’un véhicule et vous souhaitez retrouver son propriétaire; quelqu’un utilise votre place de parking et vous souhaitez “gentiment” lui demander de déplacer son véhicule,... Les cas d’usages sont multiples à l’instar du message suivant postée par un utilisateur. 

"Une personne était stationnée devant mon garage à Nice et je ne savais pas comment la contacter pour lui demander de déplacer son véhicule. Du coup j'ai rentré sa plaque d'immatriculation et bingo, la personne était inscrite. C'est pratique car, sans ça, je n'aurais pas pu me rendre au travail".

MyGlobal Village : un véritable tremplin de visibilité


Seul bémol, l’application vous permet de retrouver le propriétaire du véhicule à condition que celui-ci soit inscrit sur le plateforme. Alors pour le moment la startup concentre ses efforts sur la publicité. 

"Pour l’heure, nos utilisateurs sont principalement localisés sur la région niçoise. J’ai voulu participer à Vivatech afin de faire connaître mon application aux personnes pouvant être amenées à regarder les lives / rediffusions. J’ai aussi cherché à bénéficier d’une visibilité presse."

Une première levée de fonds avant l’international

Pour le moment, l'application, disponible en français, anglais et espagnol, est encore gratuite. Chaque utilisateur dispose de trois “crédits par jour" pour prendre contact avec un autre utilisateur. Et cela marche : en moins d’un an, l’application niçoise compte déjà 50 milliers d’utilisateurs et des milliers de messages échangés !

Désormais, la startup entend développer de nouveaux business modèles  “on réfléchit déjà aux nouvelles fonctionnalités qu’on pourrait apporter à nos membres premium” et se développer à l’international d’ici 2022. Pour ce faire, Tristan compte bien y mettre les moyens

“Nous venons de conclure notre première levée de fond qui nous permettra de faire grossir nos équipes et nos fonctionnalités et ainsi se placer comme référent en termes d’outils d’automobilistes.”

Propos recueillis par Baptiste Chefdeville

mercredi 1 septembre 2021

Highwind : la solution d'appels d'urgence médicaux pré-diagnostiqués par Intelligence Artificielle

Dans notre article, Félicitations à nos startups azuréennes et monégasques qui ont brillé au Village Francophone de VivaTech, nous vous avons rapidement présenté les quinze startup qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous européen de la tech.. 

Cette semaine, nous présentons HighWind lauréate des concours les meilleures solutions #HealthTech #Santé #Bien-être & les meilleures solutions #TechForLife

La startup niçoise propose une solution d'appels d'urgence médicaux pré-diagnostiqués par Intelligence Artificielle. Rencontre avec Adrien Ricci, CEO & Co-Fondateur.












Les appels d’urgence : un système obsolète 


69 Millions d’appels d’urgence sont passés chaque année en France, soit quasiment un appel d’urgence par an par habitant. Pourtant ce système, créé en 1965, n’a pas connu d'évolution depuis l’introduction du 112 en 1997, et fonctionne encore en 2G. 


En dépit du formidable travail des services d’urgences, ce système a démontré ses limites à plusieurs reprises lors de crises de grande ampleur : catastrophes naturelles (Vallée de la Roya), attentats (Promenade des Anglais, Bataclan), panne généralisée (2 Juin 2021), mais aussi dans son utilisation quotidienne comme lors de décès médiatisés (affaire Naomi Musenga en 2017).


Une (lente) réorganisation depuis 2016


Pour y remédier, l'État a lancé plusieurs projets de modernisation, dont l’initiative “NexSIS 18-112” en 2016 à destination des systèmes de gestion des pompiers, son équivalent SI SAMU pour le 15, et le projet de loi du député du Var, Fabien MATRAS sur le regroupement des numéros d’appels d’urgence 112 cette année. Objectifs : améliorer le service “citoyen” (nouvelles fonctionnalités digitales) et accélérer la prise de décision (interopérabilité accrue entre la chaîne de secours et les autorités).


Cinq ans plus tard, la solution est toujours en phase de test et ne devrait être déployée sur la grande moitié du territoire qu’en 2023.


Une startup niçoise en renfort


Parallèlement, des acteurs privés se mobilisent pour apporter leur pierre à l’édifice. C’est le cas des quatre créateurs d’HighWind. Fondée fin 2019, la start-up niçoise développe des solutions d’appels d’urgence pour smartphones utilisant l’intelligence artificielle.


L’application développée permet de contacter le centre d’appels d’urgence le plus proche et d’envoyer des photos, des vidéos de l'incident ainsi que sa géolocalisation. Une démarche possible même sans l’application : les centres de secours dotés de la solution peuvent transmettre par SMS un lien déclenchant une application web dans le cloud. Son ambition est d’apporter une réponse pratique à la population, permettant de s’interfacer avec les projets étatiques.


Une IA pour accélérer la gestion des flux


Le grand intérêt de la solution réside dans une solution d'IA propriétaire. Développée sur une combinaison de réseaux de neurones, l’IA assure une évaluation quasi-immédiate de la situation pour soutenir le processus décisionnel des secouristes. Elle permet entre autres de détecter (et qualifier) l’environnement de l’urgence (incendie, séisme, inondation) et de générer un pré-diagnostic sur la traumatologie du patient. Objectif : réduire le temps de prise en charge, et permettre de sauver des vies lors des crises de grande ampleur.

HighWind avance avec la conviction qu’un changement disruptif est à portée de main, et que le message qu’une telle solution envoie sera de nature à pousser les populations à percevoir l’intérêt positif de l’intelligence artificielle lorsque appliquée dans des règles éthiques.”

La solution, non intrusive pour les centres d’appels d'urgence, se déploie facilement en complément des systèmes existants.


Le Samu 06 avant les JO 2024

“ La Métropole Nice-Côte d’Azur a tout de suite vu la pertinence du projet et s’est montrée un de nos premiers soutiens, notamment grâce à un accompagnement dédié et l’intégration dans l’accélérateur CEEI

Grâce à cette coopération, HighWind sera déployé à fin automne 2021 au sein du SAMU 06 et du département des Alpes-Maritimes. D’autres opportunités sont envisagées aux niveaux national et international.

“La coupe du monde de rugby de 2023 et les JO 2024 seront des étapes majeures dans le développement d’HighWind, permettant d’obtenir une portée internationale en s’assurant que l’application soit téléchargée et rapatriée par les visiteurs.”

Opération réussie lors de Vivatech

En juin dernier, la startup a participé aux concours de pitch du My Global Village lors d’un événement organisé en tenue conjointe de Vivatech. Pour sa première participation, la startup a fait mouche en se classant sur le podium des meilleures solutions #HealthTech #Santé #Bien-être

“My Global Village nous a apporté un gain significatif en visibilité auprès d’experts, de partenaires et d’utilisateurs potentiels. Les panels de spécialistes réunis ont exprimé un réel intérêt pour notre solution et l’initiative que nous portons, n’hésitant pas à nous recontacter afin de chercher des synergies avec leurs domaines d’application”

Une vraie fierté pour le CEO d’autant que ce concours a permis de lancer officiellement la stratégie de communication publique d’HighWind qui jusqu’à présent était concentrée sur le développement technique de son produit.

Propos recueillis par Baptiste Chefdeville


lundi 7 juin 2021

VIZUA : 3dverse, la plateforme Cloud Native et collaborative de prototypage de vos contenus et applications 3D

Dans notre article, Félicitations à nos startups azuréennes et monégasques qui ont excellé au My Global Village de la foire de Hanovre, nous vous avons rapidement présenté les sept entreprises qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous international des technologies industrielles.  Cette semaine, nous présentons Vizua, déjà nominée au #SouthBySouthwest 2021, lauréate du concours « Les 10 meilleures solutions pour des usines technologiques et robotisées : IA, IoT & Blockchain ». Avec 3dverse, la startup propose une plateforme Cloud Native, collaborative, de prototypage d’applications et/ou de contenus 3D & Réalité mixte en 5G, applicable au domaine industriel.

« L'avènement du contenu 3D »

« Le contenu 3D sera de plus en plus prédominant à l'avenir ! » Une conviction qui résume la carrière de Sylvain Ordureau. Après avoir travaillé dans le domaine informatique (simulation 3D et CRM), cet entrepreneur passionné de biologie crée UsefulProgress.

Au sein de l'Université Paris Descartes, la société développe des solutions d’imageries 3D pour la recherche biomédicale et l'investigation clinique. Avec des partenaires comme NVIDIA (carte GPU), la société acquiert une avance technologique en termes de puissance de calcul et de performance de son infrastructure et diversifie ses activités (géologie, archéologie, enseignement supérieur).

« Le Cloud : un choix gagnant »

En 2012, elle développe une solution en mode cloud d'archivage et de partage en temps réel d'imageries médicales. Une solution qui lui ouvre les portes du marché médical nord-américain. Concrètement, les scans sont instantanément accessibles à tous depuis un ordinateur ou un appareil mobile, ce qui élimine la gestion et le chargement fastidieux des CD-ROM ou l'impression de vues 2D qui perdent les informations de positionnement spatial.

Avec Real-Scan Inc. - une seconde société basée à Seattle (USA) - Sylvain commercialise la solution. Dès 2013, le géant 3D Systems (80% du marché de l'impression 3D) prend 15% de participation dans la société.

La révolution 5G, le coup d'accélérateur

En 2018, retour en France. Vizua s'installe sur la Côte d'Azur. L’arrivée de la 5G va alors booster la plate-forme. Rapidité, ultra-connectivité, réactivité en temps réel, cette nouvelle technologie lui permet de changer d'échelle et de proposer des services à tout type de secteur d’activité.

Prise sous l'aile de Huawei, la société est désignée pour lancer les applications 5G avec sa nouvelle plate-forme 3dverse à Monaco et intègre, en 2020, l'incubateur MonacoTech. Elle compte désormais des clients dans divers secteurs : BTP, médical, culture, mode ou retail.

« Tous les domaines qui nécessitent d'accéder à de la donnée 3D, de la partager, de la visualiser et de la contrôler de manière sécurisée ».

Une technologie révolutionnaire, 100% Française

La plateforme baptisée 3dverse s'appuie sur le calcul déporté pour permettre le traitement d'images volumineuses sur des terminaux informatiques « ordinaires ».  

« Nous n'utilisons pas de machines virtuelles pour chaque session utilisateur, ce qui apporte un gain économique et sécuritaire, une performance accrue et une forte réduction de la consommation énergétique. C'est une technologie révolutionnaire, 100% française et sans aucun concurrent. » 

 Le cloud s'occupe du calcul graphique à distance, la 5G optimise la latence et la bande passante, assurant un rafraîchissement d'images plus rapide et une résolution haute qualité. Grâce au riche ensemble d'outils et de services, la plateforme permet ainsi de réviser, de modifier et de partager facilement des données 3D.

Le « YouTube et le Canva » du contenu 3D d’ici trois ans

L'objectif affiché de Vizua : devenir un des leaders mondiaux dans la gestion et le partage collaboratif d’informations 3D, ainsi que dans la conception d’applications de réalité mixte. Pour cela, la startup mise sur une première levée de fonds de 3 à 5 M€ d'ici 2022.

Pour l'heure, 3dverse permet d'ores et déjà de distribuer et de monétiser des contenus 3D HD en mode collaboratif via les technologies Cloud en streaming.

« La plate-forme tourne comme un service Youtube + Zoom dédié aux contenus 3D interactifs », explique Sylvain.

Pour fournir toujours plus de solutions “métiers” sur sa plateforme, la startup multiplie les POCs - notamment avec les Sapeurs-Pompiers ou le Centre Cardio-Thoracique de Monaco -  et se prépare à lancer un Joint Venture (JV) dans le BIM avec OTEIS, une des plus importantes sociétés de bureaux d’étude. Soit une JV par secteur d’activité pour capitaliser sur les outils métiers dans l’espace 3dverse.

Propos recueillis par Baptiste Chefdeville

mercredi 2 juin 2021

Ezako: Upalgo, votre solution de détection d'anomalie automatisée

Dans notre article, Félicitations à nos startups azuréennes et monégasques qui ont excellé au My Global Village de la foire de Hanovre, nous vous avons rapidement présenté les sept entreprises qui ont fait la fierté de notre territoire lors de ce grand rendez-vous international des technologies industrielles. 

Cette semaine, nous vous présentons EZAKO, vainqueur du challenge #TechFor Industry « Les 10 meilleures solutions pour des usines résilientes, plus humaines et relocalisées ». Avec sa plateforme UPALGO, la startup propose aux Industriels une solution automatique de traitement des données issues de capteurs grâce au Deep Learning. Entretien avec Bora Kizil, son cofondateur.


Bientôt 1 trillion de capteurs dans l’industrie

De nos jours, une usine moderne peut générer jusqu'à 50 gigabits de données quotidiennement. Et d'ici 2025, le nombre de capteurs positionnés sur des machines va être multiplié par 4 pour atteindre 1 trillion. Pourtant, cette masse d'informations, pan essentiel du contrôle qualité de nombreux produits industriels, coûte encore très cher à traiter, surtout dans un contexte de pénurie de compétences.

« Les data scientists passent la plus grande partie de leur temps à naviguer, essayer de comprendre, nettoyer et labelliser les données. Ces tâches préalables à l'analyse sont chronophages et n'apportent aucune valeur métier » précise Bora. 

Upalgo : le pivot gagnant d’Ezako 

En 2016, Bora Kizil et Julien Muller, deux experts de la donnée s'associent pour développer EZAKO - une société spécialisée dans les outils de recommandation grâce au Big Data. Ensemble, ils prennent le virage de l'IA. Après deux ans de R&D, ils lancent en 2018 un tout nouveau service : Upalgo, un outil de gestion des données de séries temporelles qui utilise l’IA pour détecter automatiquement des anomalies dans un flux de données. 

Un pivot gagnant « nous avons effectué un transfert de technologie du CNES, avons été incubés par l’ESA BIC et sommes désormais en phase d'accélération au Village by CA PACA ». En l'espace de 3 ans la société est passée de 4 employés à 15 !


Des fonctionnalités de data science dernière génération

Concrètement, la solution permet aux industriels de tester des produits (ex: un moteur d'avion) avant leur mise sur le marché et/ou de prédire des événements importants (ex: usure de pièces) sur des produits existants. Pour ce faire, le logiciel se base sur l'Automative Machine Learning. 

Une technologie de pointe qui s'adresse plutôt aux experts métiers ainsi qu’aux équipes de data analysts 

« En combinant dans un workflow des technologies de type détection d’anomalies, de détection de pattern et de propagation de labels, Upalgo permet aux data analysts - sans forcément le support de Data Scientists - de naviguer facilement dans les données. Ils sont ainsi en mesure d'identifier et/ou rechercher des événements importants dans l’historique de données de l’entreprise et d’être alertés des risques d'apparitions futurs de ces événements. »

De grands industriels déjà conquis

La solution Saas a d'ores et déjà convaincu plusieurs groupes industriels français et européens. En 2020, elle a d'ailleurs signé un contrat avec le CNES « Upalgo travaillera sur la détection d’anomalies dans la télémétrie satellite par Machine Learning ». Et l'entreprise ne compte pas s'arrêter là.

« Nous attachons énormément d’importance à la R&D. Notre but est d’automatiser à 100% la recherche des événements importants. Parallèlement, nous finalisons la mise en place d’une solution de détection d'outils en Edge, directement sur les hardwares. Objectif : faciliter l’alerte d’anomalies hors connexion. »

Objectif 2021 : diversification & accélération

L'entreprise compte bien accélérer : « Sur la détection d'anomalies dans les séries temporelles, très peu de concurrents existent dans le monde ». Si l'équipe se concentre aujourd'hui sur le secteur industriel, les cas d'applications sont nombreux. On citera notamment la publicité, la cybersécurité, la finance et également la santé. 

Dans cette course à la croissance, la participation à des événements comme le Village Francophone est une étape incontournable. Lauréate dans deux catégories lors du Hannover Messe by Global Village, Bora se félicite du gain de visibilité.

« Une forte augmentation du nombre de livres blancs téléchargés sur notre site et des followers en hausse sur nos réseaux sociaux»

Qui dit aller plus vite, dit levée de fonds. Une étape qu'EZAKO pourrait bientôt franchir. A suivre ! 

Propos recueillis par Baptiste Chefdeville

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